EMAR

L’EMAR (eye mouvement acting reichien) est utilisé lorsque vous êtes bloqué dans des pensées douloureuses et traumatisantes ; cette méthode est inspirée de L’EMDR, inventée par Francine Shapiro dans les années 90.

Elle a pour avantage de restaurer votre capacité naturelle au traitement des informations douloureuses, de mobiliser vos ressources psychiques et de rétablir une estime de soi déficiente.

Cette approche est reconnue en France pour le soin du syndrome post-traumatique par L’INSERM en 2004 et la haute autorité de la santé en 2008.

Cette technique est basé sur les connaissances neurophysiologiques : les souvenirs traumatiques sont associés à des émotions et des sensations douloureuses. Ils s’accompagnent aussi de croyances négatives. Par exemple une personne qui se souvient d’un viol peut se dire « c’est de ma faute » ou « je suis vulnérable ».

Ces informations traumatisantes n’ont pas été traitées correctement après le trauma – elles ne sont pas passées dans la mémoire à long terme comme c’est le cas des autres souvenirs. Normalement, longtemps après un événement douloureux, on se rappelle ce qui est arrivé sans ressentir autant d’émotions qu’au début. L’information a été « digérée ». Mais si le traumatisme a été trop fort ou a frappé à une période où nous étions vulnérables les images, les pensées, les sons et les émotions liés à l’événement sont prêts à se réactiver au moindre rappel du traumatisme.

L’EMAR permet de créer chez le patient un protocole sécurisant pour l’accompagner dans son évocation du trauma. Ce rappel ne sollicite pas seulement le registre verbal mais tous les registres représentatifs : perceptions, cognitions, émotions, sensations corporelles.

Puis, grâce à une stimulation sensorielle, comme les mouvements oculaires bilatéraux par exemple, le cerveau du patient va mettre en place des reconnexions neuronales susceptibles de modifier la nature du noyau traumatique.

Cette méthode permet au souvenir traumatique d’être réinséré dans le processus de la mémoire avec le statut de souvenir révolu.

Mon rôle

Lors des séances, je travaille avec le patient sur ses blocages et ses émotions négatives qui se sont installées suite à un traumatisme.

Le nombre de séances dépend du traumatisme et des blocages du patient.

La séance individuelle dure 60 min, au sein du cabinet.